Pour les autres…

Beehann

Comment dire adieu

(Hervé Domingue / Beehann, Eric Behanzin)

Dans tes bras, tendre rivage
J’ai tant fait de naufrages
Tu étais si romantique
On a fait tous les deux ce beau voyage
Où la vie est magique

Mais tes vents et tes orages
Ont détruit le mirage
Mes rêves sont utopiques
Tu as dissimulé ton vrai visage
Notre histoire est toxique

J’ai des bleus
Plein le cœur
Mon amour, j’ai si peur
D’être loin de tes yeux

J’ai des bleus
Plein le cœur
Mon amour, je me meurs
Mais comment dire adieu

Je ne suis que ton otage
Un oiseau dans sa cage
Qui supplie mais que tu piques
Tes mots sont un poison qui me ravage
Tu cries de l’arsenic

J’ai des bleus
Plein le cœur
Mon amour, j’ai si peur
D’être loin de tes yeux

J’ai des bleus
Plein le cœur
Mon amour, je me meurs
Mais comment dire adieu

Tu m’attires
En un geste
Je chavire
Je me déteste
Il faut m’enfuir

Tu m’attires
En un geste
Je soupire
Je me déleste
Il faut m’enfuir
Mais je reste

J’ai des bleus
Plein le cœur
Mon amour, j’ai si peur
D’être loin de tes yeux

J’ai des bleus
Plein le cœur
Mon amour, sonne l’heure
Je pourrais dire adieu…

Les funambules

(écouter)
Le coup de fil

(Hervé Domingue / Stéphane Corbin)

J’ai passé un coup d’fil
Petit geste anodin
De notre quotidien
Un geste si facile

Seulement

J’ai passé un coup d’fil
Qui n’était pas pour moi
Mais pour le brin de voix
D’une presque immobile

J’ai passé un coup d’fil
Au seul fruit de la chair
D’une jolie grand-mère
Au souffle si fragile

J’ai passé un coup d’fil
Pour qu’elle dise adieu
L’amour au fond des yeux
Les larmes plein les cils

Ma blouse est blanche
Comme mes nuits
Je suis sur un fil
Je crie

Ma blouse est blanche
Comme mes nuits
Les vies se défilent
Je prie

Ma blouse est blanche
Comme mes nuits
Je tends le mobile
Je pleure

Ma blouse est blanche
Comme mes nuits
Un dernier coup d’fil
J’en meurs

J’ai passé un coup d’fil
Petit geste banal
Que l’on fait machinal
Pour des moments futiles

Seulement

J’ai passé un coup d’fil
Car il est interdit
Que vienne son petit
Dans un endroit stérile

J’ai passé un coup d’fil
Car on a fait des choix
Et celle que je vois
N’a pas le bon profil

J’ai passé un coup d’fil
Car elle n’a plus trente ans
Et tout acharnement
Serait bien inutile

Ma blouse est blanche
Comme mes nuits
Je suis sur un fil
Je crie

Ma blouse est blanche
Comme mes nuits
Les vies se défilent
Je prie

Ma blouse est blanche
Comme mes nuits
Je tends le mobile
Je pleure

Ma blouse est blanche
Comme mes nuits
Un dernier coup d’fil
J’en meurs

J’ai passé un coup d’fil
Petit geste ordinaire
Que l’on fait en plein air

Au prochain chapitre

(Hervé Domingue / Stéphane Corbin)

Le front contre la vitre
Je regarde dehors
Dans ce nouveau chapitre
Toute la ville dort

Les ruelles sont mortes
Les bancs sont mis à nu
Ton souvenir m’emporte
Ton absence me tue
Le temps s’est arrêté
Tu es si loin de moi
L’horloge s’est cassée
Je ne pense qu’à toi

Le front contre la vitre
Je n’entends que le vent
Dans ce nouveau chapitre
Tout le monde est absent

Mais toi tu es au chaud
Tout au fond de mon cœur
Même si tous mes mots
Sont dénués de chaleur

Au fond de mon enclave
Il m’a fallu la peur
Pour que je m’aperçoive
Que tu fais mon bonheur

Au prochain chapitre
Je serai plus présent
Au prochain chapitre
Je serai plus aimant

Au prochain chapitre
La vie nous sourira
Au prochain chapitre
Tu seras dans mes bras

Au prochain chapitre
Quand tout sera fini
Au prochain chapitre
Je serai ton mari

Le front contre la vitre
Je ne suis plus le même
Dans ce nouveau chapitre
Reviennent les « je t’aime »

J’ai besoin de les dire
Ils viennent par milliers
Ils viennent quand j’expire
Se changent en buée

Mais tu n’es pas ici
Pour enfin les entendre
Ces mots ensevelis
Qui se faisaient attendre

Au prochain chapitre
Je serai plus présent
Au prochain chapitre
Je serai plus aimant

Au prochain chapitre
La vie nous sourira
Au prochain chapitre
Tu seras dans mes bras

Au prochain chapitre
Quand tout sera fini
Au prochain chapitre
Je serai ton mari

Au prochain chapitre
Je serai plus présent
Au prochain chapitre
Je serai plus aimant

Au prochain chapitre
La vie nous sourira
Au prochain chapitre
Tu seras dans mes bras

Au prochain chapitre
Quand tout sera fini
Au prochain chapitre
Je serai ton mari

Le front contre la vitre
Je regarde dehors
Pour le prochain chapitre
Crois-moi…
Je t’aimerai plus fort

Le vent

(Hervé Domingue / Stéphane Corbin)

Il se passe quelque chose
Le monde a changé d’un coup
Je n’en connais pas la cause
Le monde est devenu fou

Il se passe quelque chose
On n’entend plus que mon souffle
Dans les ruelles moroses
Où toute vie se camouffle

Il se passe quelque chose
Je survole la cité
Qui respire et se repose
En s’arrêtant de crier

Rien n’est plus comme avant
Mais je souffle quand même
Je suis dorénavant
Plus libre que moi-même

Rien n’est plus comme avant
Mais je souffle toujours
Je serai survivant
Jusqu’à la fin des jours

Il se passe quelque chose
Mon souffle est bien plus léger
C’est une métamorphose
Mon souffle est bien moins pollué

Il se passe quelque chose
Je tape à chaque boutique
Mais je trouve porte close
Malgré mes maintes suppliques

Il se passe quelque chose
En ce début de printemps
Pendant que les fleurs éclosent
Disparaissent tous les gens

Rien n’est plus comme avant
Mais je souffle quand même

Je suis dorénavant
Plus libre que moi-même
Rien n’est plus comme avant
Mais je souffle toujours
Je serai survivant
Jusqu’à la fin des jours
Je suis le vent

Il se passe quelque chose
Le ciel reprend son azur
Guérit de ses ecchymoses
Et referme ses blessures

Il se passe quelque chose
Je transporte les odeurs
De magnolias et de roses
Mais plus celle des moteurs

Il se passe quelque chose
L’homme a dû lâcher les rênes
Chaque fois qu’il est en pause
La nature redevient reine

Rien n’est plus comme avant
Mais je souffle quand même
Je suis dorénavant
Plus libre que moi-même

Rien n’est plus comme avant
Mais je souffle toujours
Je serai survivant
Jusqu’à la fin des jours
Je suis le vent

La laisse

(Hervé Domingue / Stéphane Corbin)

Elle est accrochée au mur
Elle pend vicieusement
Sale instrument de torture
Qui m’enchaine trop souvent

Elle s’accroche à mon cou
Quand ils viennent prétexter
Que j’ai besoin tout à coup
De descendre aller pisser

Je suis aux abois
Aussitôt qu’ils s’en approchent
Je pleure et j’aboie
Mais toujours ils la décrochent

Je suis le condamné
Des confinés

Moi qui l’aimais autrefois
Du plus puissant des amours
Elle est maintenant la croix
Que je porte nuit et jour

Moi qui l’adorais jadis
Telle une divinité
J’ai mes poils qui se hérissent
Lorsque je l’entends tinter

Je suis aux abois
Aussitôt qu’ils s’en approchent
Je pleure et j’aboie
Mais toujours ils la décrochent

Je suis le condamné
Des confinés

Mais faites qu’ils me laissent
Qu’ils me foutent la paix
Qu’enfin ils me délaissent
J’ai mal aux coussinets

Mais faites qu’ils me laissent

Qu’ils s’en aillent sans moi
Et laissent la diablesse
Sur son crochet de bois
Je ne veux plus de laisse

Je ne suis que le prétexte
De mes bourreaux enfermés
Je suis cité dans un texte
Que l’on montre aux policiers

Il faudrait que je m’évade
Ils me traitent comme un chien
Quand on rentre de balade
Ils me prêtent aux voisins

Je n’ai plus aucune joie
Quand je vois la psychopathe
Dès qu’elle s’approche de moi
Ma queue reste entre mes pattes

Mais je ne suis pas le seul
Beaucoup pleurent sous cette arme
En pissant sous les tilleuls
Tous les copains sont en larmes

Je suis aux abois
Aussitôt qu’ils s’en approchent
Je pleure et j’aboie
Mais toujours ils la décrochent

Je suis le condamné
Des confinés

Mais faites qu’ils me laissent
Qu’ils me foutent la paix
Qu’enfin ils me délaissent
J’ai mal aux coussinets

Mais faites qu’ils me laissent
Qu’ils s’en aillent sans moi
Et laissent la diablesse
Sur son crochet de bois
Je ne veux plus de laisse
Je ne veux plus de laisse
Je ne veux plus de laisse

Les voisins

(Hervé Domingue / Stéphane Corbin)

Tout va très bien au deuxième
Mais ma tête me fait mal
Entre Netflix ou Canal
Toujours le même dilemme

Tout va très bien au cinquième
On fait la classe au petit
Mais quand on rêve la nuit
Ce n’est que de théorèmes

Nous n’avons pas à nous plaindre
Ici on se cramponne
Puisqu’on ne peut se rejoindre
On se parle au téléphone

Nous n’avons pas à nous plaindre
On créé de nouveaux liens
C’est l’immeuble qui va poindre
A la fête des voisins

Tout va très bien au sixième
Je me suis mise au yoga
Mais après une asana
Je m’arrête, j’ai la flemme

Tout va très bien au huitième
Je suis seul avec ma fille
Mais pour elle je m’habille
D’une robe et d’un diadème

Nous n’avons pas à nous plaindre
Chez nous c’est R.A.S.
Puisqu’on ne peut se rejoindre
On s’appelle sans cesse

Nous n’avons pas à nous plaindre
On créé de nouveaux liens
C’est l’immeuble qui va poindre
A la fête des voisins

On chante à l’unisson
On y met tout son cœur

On chante à l’unisson
On y met tout son cœur

On chante à l’unisson
On y met tout son cœur
C’est la fête au balcon
Quand arrive vingt heures

On chante à l’unisson
On y met tout son cœur
C’est la fête au balcon
Quand arrive vingt heures

Tout va très bien au troisième
A part un petit souci
Mes jeans ont rétréci
Ou j’abuse de la crème

Tout va très bien au premier
On ne sort pas de la chambre
Mais on croit bien qu’en décembre
On aura un bébé

Nous n’avons pas à nous plaindre
Ici on se cramponne
Puisqu’on ne peut se rejoindre
On se parle au téléphone

Nous n’avons pas à nous plaindre
On créé de nouveaux liens
C’est l’immeuble qui va poindre
A la fête des voisins

Nous n’avons pas à nous plaindre
Ici on se cramponne
Puisqu’on ne peut se rejoindre
On se parle au téléphone

Nous n’avons pas à nous plaindre
On créé de nouveaux liens
C’est l’immeuble qui va poindre
A la fête des voisins

Nous n’avons pas à nous plaindre
Chez nous c’est R.A.S.
Puisqu’on ne peut se rejoindre

B.O. du Film « Une chanson pour Louise »

Le bruit de nos silences

(Hervé Domingue / Stéphane Corbin)
Il est là dans nos cœurs
Se nourrit de prudence
Se nourrit de nos peurs
Le bruit de nos silences

Il fait tant de vacarme
Qu’il altère nos sens
Il fait couler nos larmes
Le bruit de nos silences

Il assourdit nos âmes
Il crie notre impuissance
Il fait naître les drames
Le bruit de nos silences

Dis-moi ce que tu caches
(Je voudrais que tu saches)
Depuis toujours
(Tout mon amour)

Dis-moi ce que tu caches
(Mais j’ai peur et je gâche)
Dans tes bonjours
(Mes plus beaux jours)

Dis-moi ce que tu caches
(Si je n’étais pas lâche)
Dis le secret
(Tu le saurais)

Dis-moi ce que tu caches
(Mes lèvres se détachent)
Dis-moi ce qu’il en est
(Mais je reste muet)

Dis-moi ce que tu caches
(Mes lèvres se détachent)
Dis-moi ce que je sais
(Et toujours je me tais)
(Et toujours je me tais)

Il est mille tambours
Qui tonnent en cadence
Il peut nous rendre sourd
Le bruit de nos silences

    Contactez-moi


    Abonnez-vous à notre newsletter

    Privacy Preferences

    When you visit our website, it may store information through your browser from specific services, usually in the form of cookies. Here you can change your Privacy preferences. It is worth noting that blocking some types of cookies may impact your experience on our website and the services we are able to offer.

    Click to enable/disable Google Analytics tracking code.
    Click to enable/disable Google Fonts.
    Click to enable/disable Google Maps.
    Click to enable/disable video embeds.
    Our website uses cookies, mainly from 3rd party services. Define your Privacy Preferences and/or agree to our use of cookies.